Expatriés, immigrés et autres français de l’étranger

Depuis le temps que je me dis qu’il faudrait que j’écrive quelque chose sur la notion d’expatrié, hier j’ai enfin été visitée par l’inspiration. Un déclic déclenché par un n-ième commentaire incongru, sur ce billet parfaitement innocent et inoffensif sur les petites galères de MMM suite à la disparition de sa carte bancaire dans les entrailles gloutonnes d’un distributeur de billets. Un billet dont le potentiel polémique me semblait proche du néant puisque son objet était avant tout de faire sourire de nos bien petits malheurs à l’étranger. Et c’est là que je me fais tacler et rappeler à l’ordre par la brigade de moralité locale : si au moins j’avais appris à parler correctement chinois au lieu de me complaire dans mon rôle d’expat’ arrogante, les choses ne se seraient pas passées comme ça. Ordinairement je ris de la crétinerie de ces remarques, car si j’ai certains défauts je suis certaine que l’arrogance n’en fait pas partie. Mais là allez savoir, peut-être ai-je mes ragnagnas ou suis-je simplement exaspérée par le niveau tout juste basique de mon mandarin après deux ans d’efforts ininterrompus mais ça m’a prodigieusement agacée. Ce qui me fait me poser cette question : pourquoi tant de haine envers les expatriés, ou plutôt envers ce que les gens imaginent que sont « les expatriés », cette tribu exotique à laquelle bien évidemment la brigade de moralité n’appartient pas, elle.

Face à ces remarques de haut vol, une seule sortie possible : l’analyse, le décorticage, la classification, bref, essayer de mieux comprendre. Parce que me contenter de rétorquer « pauvre con » (notez que ça m’a tentée, sans doute les ragnagnas) est évidemment un peu court. Je m’attaque donc aujourd’hui à cette question cruciale : mais au fait, c’est quoi un expat’ ?

L’expatrié : définitions

Expatrié, pour commencer ça veut dire « hors de sa patrie ». Jusque là nous sommes bien concernés, nous vivons effectivement hors de notre patrie, tout comme les étudiants en échange Erasmus, les jeunes en contrats VIE, les jeunes qui n’en veulent qui ont monté leur boîte à l’étranger, les retraités qui préfèrent vivre au soleil, les PDG qui veulent mettre leur argent en Suisse et même les GO du Club Med. Premier constat donc : dans cette définition large, « l’expat' » concerne finalement des catégories très éclectiques de ceux qui vivent hors de leur patrie. Et qui viennent d’un pays riche (G8 essentiellement, G20 à l’extrême rigueur), car vous noterez que pour ceux qui viennent d’un pays pauvre on dit plus facilement – voire exclusivement – immigré. Vous noterez aussi que pour ceux qui viennent d’un pays en guerre, ou politiquement dangereux, on dit réfugié. Donc l’expatrié c’est celui qui vit hors de sa patrie, par choix professionnel parce qu’il aurait (aura) les moyens économiques et politiques de retourner vivre dans son pays.

C’est là qu’on sent suinter en filigrane l’un des présupposés qui rend le terme parfois si péjoratif : puisqu’on désigne ainsi les ressortissants des pays les plus riches, la notion même d’expatrié descendrait en ligne plus ou moins directe de notre passé colonial, voire impérialiste, appelez-le comme vous voulez. Avec quelques représentations associées dès qu’on gratte un peu : le méchant blanc qui méprise les locaux, les exploite, les pille, les moque, les bat, les viole, et j’en passe et des meilleures. Voilà donc le grand fantasme mal assumé : l’expat’ est l’héritier du méchant colon blanc, donc forcément arrogant à défaut d’avoir conservé sa badine. La réalité concrète est évidemment légèrement moins stéréotypée – je n’ai par exemple aucun ancêtre ayant tenu une exploitation au Congo ni aucun casque colonial dans ma garde-robe – mais on sent bien que comme tout stéréotype cette représentation s’accroche comme le sparadrap du capitaine Haddock. Parfois dans les esprits des expats eux-mêmes, mais surtout dans ceux de leurs compatriotes restés au pays qui les regardent de loin, non sans parfois une envie teintée de hargne (exemple : vous êtes tous des exilés fiscaux pleins aux as et exploiteurs de pauvres, bande de salauds). J’imagine volontiers que ça ne dérange pas vraiment les exilés fiscaux pleins aux as, arrogants et violeurs de maids d’être vus comme ça, mais pour tous les autres, disons le : ça fait un peu mal aux dents.

Alors regardons donc de plus près non pas l’Expatrié, ce grand mythe, mais les expatriés dans toute leur diversité…

Français de l’étranger : tentative de classification

  1. Le vrai expat’. Le « vrai » expat’, c’est celui que les gens imaginent : un cadre, possiblement dirigeant, qui part très loin (Afrique, Asie, Amérique Latine), envoyé par sont entreprise avec un contrat en or (logement payé, scolarité des enfants payée, AR au pays payés, retraite française payée, etc.), et qui vit dans un confort matériel qui n’a d’égal que l’inconfort affectif de son éloignement. Là-dedans on peut distinguer plusieurs sous-catégories :
    1. Le néo-colon : il est resté bloqué dans les années 50, ne parle qu’à des PDG de son niveau, ne voit pas pourquoi il s’intéresserait à la culture locale, de toute façon il est là pour travailler, prendre un maximum de pognon, éventuellement coucher avec sa secrétaire et rentrer chez lui en parlant de ses belles années aux Indes chez les sauvages à ses amis ébaubis. Observez-le avec attention si vous tombez dessus dans un cocktail : cette espèce folklorique est en voie de disparition rapide, il parait qu’on en retrouverait de temps en temps quelques spécimens fossilisés.
    2. L’expat upper class : a un poste à haute responsabilité, un excellent contrat, ne se déplace qu’avec son chauffeur et choisit ses vacances dans des agences de voyages spéciales expats super chères (mais on est tellement bien en business et dans les hôtels de luxe). Parfois il peut être un peu néo-colon sur les bords (rarement, heureusement), pour lui le retour en France risque d’être rude s’il n’a pas négocié un parachute en or. Certains sont toutefois parfaitement bilingues en langue locale voire experts en art rupestre ouzbek, comme quoi upper class ne rime pas systématiquement avec arrogant.
    3. L’expat classe moyenne : il a un bon contrat, vit confortablement mais garde les pieds sur terre, fait des économies pour son retour au pays et essaye généralement, quoique dans des proportions variables, de s’intéresser à son pays d’accueil puisqu’il ne part pas tous les week-ends en business à Bali. Suite à un grand mouvement de rationalisation économique mondial (aussi appelé rabot à tous les niveaux), cette catégorie présente encore une (toute) petite croissance alors que l’upper class décroit à vitesse grand V.
  2. Le wannabe expat’. Lui aussi vit  dans un pays lointain, mais il n’a pas bénéficié du contrat en or des « vrais » expats. Il fut tenté au départ par l’aventure, se contente d’un VIE ou d’un contrat local, ou encore il est entrepreneur, mais n’en profite pas moins pour mener la belle vie dans les bars hypes et les destinations vacances sympas du coin.
    1. Le petit jeune ki-nen-veut. Il n’a rien à perdre, tout à apprendre, vit son expérience à l’étranger comme une grande excitation personnelle et professionnelle, pour lui tout est génial et son énergie fait plaisir à voir. Ce sont les cerveaux à haut potentiel que la France pleure de voir s’enfuir à l’étranger, et surtout y rester.
    2. Le petit jeune ki-nen-veut est toutefois à risque de devenir au bout de quelques années le jeune à l’ego hypertrophié. Il a beaucoup travaillé, il a bien réussi, il gagne très bien sa vie – surtout d’après les standards locaux – et il en est fier. Tellement fier que parfois il oublie que peut-être tout cela n’est pas dû qu’à son immense génie personnel mais peut-être à un environnement favorable, à la chance d’être étranger dans un pays lointain ou à la chance tout court. Pour lui aussi le retour au pays risque d’être brutal, il s’est trop habitué à être le roi du pétrole.
    3. Le même jeune ki-nen-veut peut aussi devenir un expat honteux. Il vit comme un expat, dans un appart’ aux normes occidentales, il a une femme de ménage comme un expat, fréquente des lieux d’expat’, part en vacances à Bali ou en Thaïlande mais il n’assume pas totalement ce mode de vie et affiche ouvertement son mépris pour les Expats avec un grand E. C’est peut-être sa manière à lui d’exprimer sa culpabilité de n’avoir pas réussi à devenir CGTiste à la SNCF. Il parle couramment la langue du pays, a fait son trou ici en respectant la culture locale (pense-t-il) et surtout il ne paye pas de retraite en France (trop ringard). C’est parmi eux que se recrutent les membres des brigades de moralité qui vont vous expliquer combien les expats sont des affreux descendants de colons blancs arrogants, eux. Je les encourage au coming-out et à l’expat-pride, je suis sûre que ça ira mieux après…
  3. Le « vrai-faux » expat’. Lui, il vit pas trop loin de chez lui, genre en Suisse, en Allemagne ou en Angleterre, il peut rentrer dans la mère patrie sans trop de difficultés et même régulièrement si ça lui chante. Catégorie de loin la plus nombreuse selon les dernières statistiques, c’est aussi celle dont le niveau et le style de vie se rapproche le plus de celui de ses compatriotes restés au pays. Il est « vrai » expat’ parce qu’il vit hors de son pays, mais en même temps « faux » expat’ parce qu’il n’a jamais signé autre chose qu’un contrat local et que là où il vit le prix de la femme de ménage est prohibitif. Peu de chance de trouver parmi eux une famille avec chauffeur, femme de chambre, cuisinière, jardinier et autres maisons de 300 m² avec vue sur la Tamise / le Rhin / le lac de Genève. Ils vivent tout à fait normalement, mais à l’étranger. Si vous voulez vraiment les énerver, parlez leur comme s’ils étaient des néo-colons exilés fiscaux, ils vont adorer.
  4. L’immigré. Plus rare, il vit en Amérique du nord ou en Europe pour une durée indéterminée, voire possiblement à vie. Il s’intègre du mieux qu’il peut dans la vie locale, a des tas d’amis et de collègues locaux, il est là pour longtemps, n’envisage pas de rentrer dans son pays d’origine et ne courre aucun risque de se prendre pour un néo-colon vu qu’ici c’est lui qui vient d’un pauvre petit pays pas si riche qui va économiquement mal, genre la France.
  5. L’exilé fiscal. Encore plus rare, il est professionnel de tennis ou de football, ancien ministre ou ami avec Vladimir Poutine. Il essaie d’être discret mais les journalistes ne sont pas d’accord. Le bruit que la presse fait autour de cette catégorie est inversement proportionnel à sa taille réelle. Ils donnent très mauvaise réputation à tous les autres expats accusés d’être eux aussi des salauds de riches dotés de comptes en Suisse.

Outre ces catégories sociologiques, n’oublions pas qu’on peut retrouver chez les expats (qui un jour ont été autre chose qu’un expat, rappelons-le) tout un tas de caractéristiques personnelles indépendantes de leur milieu social. On trouve ainsi des expats intelligents, ou très cons, ouverts d’esprits, désespérément obtus, épanouis, noyant leur valium dans l’alcool, sympathiques, égoïstes, drôles, ennuyeux à mourir, de droite, de gauche, du centre et même si ça se trouve des mélanchonistes et des marinistes, des sportifs, des obèses, des professionnels brillants, des employés moyens, des fashionistas, des back-packers, des polyglottes, des monoglottes, des surdiplômés, des moyennement diplômés, des hipsters, des grenouilles de bénitier, des célibataires, des mères de familles nombreuses, des bruns, des blonds, des blancs, des noirs, des jaunes, des hétéros, des gays, des généreux, des pingres, des gros fêtards, des intellos, des coureurs, des fidèles, des beaux, des moches, des qui puent, des manucurés, des adorables, des têtes-à-claques, des talentueux, des médiocres et même, oui même des arrogants. Bref, chez les expats on trouve de tout.

Alors voyez-vous, quand on m’adresse avec une petite hauteur méprisante des remarques du type « ouahhhh, déjà rien que le terme expat ça me donne envie de gerber » ou « essaye un peu d’être autre chose qu’une expat’ arrogante » je me dis la chose suivante : imaginez deux secondes qu’à la place « d’expat » on mette le mot « juif », « noir » ou « arabe » dans la phrase. Est-ce que d’un seul coup on ne sentirait pas mieux l’imbécilité abyssale et l’agressivité absurde du propos ? Moi il me semble. Mais allez savoir, c’est peut-être parce que je suis (déjà) expat’ depuis trop longtemps…

 

Crédit image : film Indochine, de Régis Wargnier.

GrandBondMilieu_expatrié_Indochine

26 Comments

  1. Ta conclusion est très bien (si, si… je la ressort moi-même bien souvent à la maison mais pour d’autres raisons…). Perso, je vis avec un expat qui est en fait un immigré : il a fait son stage en Belgique, y a rencontré sa copine (pas moi, moi, c’était après…) et y a trouvé un boulot (et la vie plutôt sympa)… Il ne retournera jamais vivre en France, il n’est pas exilé fiscal, il a des amis ici… Il est furax quand on lui demande si sa famille ne lui manque pas… sa famille, c’est sa fille et moi… et nous sommes belges, toutes les 2… ça fait moins exotique que la Nouvelle Zélande… mais bon…
    Et sinon, pour la méchante réflexion que cette personne t’a faite, je me dis, depuis bien longetmps, que les « gens » aiment beaucoup donner un avis sur tout et n’importe quoi… surtout une situation qu’ils ne connaissent pas… c’est relativement désagréable :/
    M’en fiche, moi j’aime bien te lire 🙂

    • Mais, mais… immigré français en Belgique ça n’existe pas : c’est bien une province française la Belgique non ? 😉 Comme quoi, même entre pays aussi proches et cousins que la France et la Belgique on s’expose à des questions incongrues sur ses origines et sa manière de vivre « l’éloignement »…
      Rhalala, on n’est pas sorti de toutes ces histoires avec la mondialisation, c’est moi qui te le dit…

      • siiiiiiii, ça existe quand ta belle famille vient du fin fond du sud de la France et que ta belle mère croit toujours (après plus de 10 ans) que c’est le noooord et que t’héberges une famille d’ours polaire, l’hiver dans ton jardin ^^ Avant les Ch’tis c’était un film… maintenant c’est ma vie ! (elle m’achète des bières quand on descend la voir et elle essaye de me la servir au petit’dej… alors, que bon, quitte à m’alcooliser autant le faire au muscat ^^ zut à la fin ^^)

  2. Les gens critiquent tout et n’importe quoi… ça blesse mais ça créé l’inspiration 🙂
    Je ne me reconnais pas dans ces catégories, je crois que le prof-de-fie-pas-femme-expat est un cas à part, ne s’adapte vraiment à un aucun monde, dédaigné par les grands expats en parachute doré, par ceux qui sont là depuis longtemps car à durée déterminée et par les locaux aussi. Je crois 😀

    • Ben non, moi je pense que tu rentres tout à fait dans la catégorie « vraie-fausse » expat’ : contrat local en Europe, vie à l’étranger mais sans contrat doré, on y est non ? Et tu vas pas me faire le coup du « moi je suis dédaignée par les « grands expats en parachute dorés » parce que vu mon niveau hormonal ragnagnesque je sens que je vais encore m’énerver 😉 Aller, quitte vite la Hongrie, part sur un nouveau projet et ça ira mieux après 🙂

      • Je te promets que c’est un monde différent, quelque soit le type d’établissement que je fréquentais, tout le monde se contrefout des pauvres petits profs de FLE, même les pontes de l’Ambassade qui sont censés promouvoir le français. Je te parle pas des expats type directeur de Total, de toutes façons je les croise que rarement, je suis jamais invitée aux soirées… En Hongrie comme en Australie. Y a qu’en GB où on était intégrés.

    • Merci, mais il ne faut pas trop les prendre au pied de la lettre non plus, c’est pas exactement une thèse de sociologie que je viens d’écrire 😉

  3. Tu connais ma position, et mes colères! :D… D’habitude, je dis que je suis une immigrée, dans la mesure où je n’ai pas du tout l’intention de repartir en France un jour, ou mme une Franco britannique, mais la, avec le Brexit, je suis moins enthousiaste. Pas à cause du Brexit en tant que tel mais du discours nauséabond de certains brexiters…sinon, je confirme, pas de vue sur la Tamise (vue que j’habite à 50 min de Londres, si je vois la tamise, le pays est en train de couler), pas de chauffeur, et le jardinier est nul.

    • Oh oui je les connais, j’ai un peu pensé à toi en écrivant ça 😉 Quant à ton côté immigrée, je ne sais pas si les immigrés peuvent vraiment se permettre d’avoir des jardiniers, même nuls… Si ça se trouve t’es un genre de vraie-fausse expat’ honteuse mais qui vit loin de la Tamise pour brouiller les cartes 🙂
      De toute façon une fois que les anglois vous auront bouté hors de votre prairie après le Brexit, on se retrouvera tous pour prendre un verre dans un troquet quelque part…

  4. moi non plus je ne me reconnais dans tes categories 😀
    Chez moi, en Nouvelle-Zélande, je connais beaucoup de gens avec des visas temporaires, des gens avec des visas permanents, mais pas d’expats envoyés par leurs societés. On reve tous d’un visa permanent, pas tant pour pouvoir rester ici à vie, mais pour avoir un statut plus stable et ne pas se faire virer du pays comme un mal propre du jour au lendemain. Avoir un visa permanent est toujours a double tranchant: la plupart des gens que j’ai pu croiser disent qu’ils rentreront dans leur pays, un jour, mais sans date de retour, c’est toujours difficile de savoir si on va VRAIMENT rentrer un jour.
    On se rapproche de la categorie vrai-faux expat, mais à l’autre bout du monde 🙂

    • Ou alors immigré (ou aspirant immigré), peut-être bien que la Nouvelle-Zélande et l’Australie peuvent concourir avec l’Amérique du Nord et l’Europe dans cette catégorie 🙂

  5. C’est là que je m’aperçois à quel point j’étais inculte en matière d’expatriation^^. Merci de toujours nous tirer vers le haut et avec humour en plus.
    Quant à ceux qui jugent plutôt qu’ils ne réfléchissent, laissons-les à leur place dans le marigot putride de la bêtise, caniveau de leur connerie. Bien joué ma belle 😉

    • Ben à moins de mettre un pied dedans ça semble quand même bien exotique le monde de l’expatriation, surtout décrit par des journalistes qui n’ont eu même jamais été expats pour la plupart… 🙂
      Quant à ceux qui jugent pour le plaisir de juger et de se croire intelligents, on peut toujours compter sur l’aide de Brassens pour les mettre à leur bonne place : « le temps ne fait rien à l’affaireuh, quand on est c… on est c… » 😉

    • Wahou, d’Arabie Saoudite ! Respect : ça c’est un des pays au monde où je ne pourrais pas partir, et même pas à cause de l’apprentissage de l’arabe… 😉 Du coup je vous suis de ce pas sur Hellocoton, je ne peux pas manquer vos aventures en Saoudie !

      • Merci pour votre abonnement les aventures ne manque pas dans des pays aussi exotiques que les nôtres ! Il faut que j’étoffe mon blog sur ma trépidante vie sous le soleil Saoudien. Je suis ravie de suivre votre blog aussi. A très bientôt. Stephanie PS : Merci pour les calculs a effectuer à chaque commentaire, j’essaie de les faire de tête mais c’est pas facile 😉

  6. Bravo Tara !! Bravo d’avoir osé te mesurer à ce bon sujet qui enflamme les foules !! J’imagine tellement le ton du message que tu as reçu et qui t’a poussée à écrire ce post !! Moi, je les collectionne tranquillement, on pourra faire un concours un jour…
    On ne t’a pas encore fait le coup des ouvrieres qui font les 3/8 et que donc de quoi tu te plains (car bien sur, tu ne fais que te plaindre??). je l’ai déjà eu 3 fois !! En ts cas, j’ai bien ri !!!
    Mathilde

    • Merci Mathilde, je les collectionne moins que toi parce que j’ai moins de lecteurs, mais je suis atterrée de voir combien le terme expat reste péjoratif malgré le temps qui passe… Pire, de voir combien d’expats eux-mêmes préfèrent utiliser de leur propre aveu un autre terme parce que celui-là serait trop connoté. Ils ne semblent pas voir que ce qui gêne ce n’est pas le terme mais les fantasmes qui vont avec. Changez le terme les fantasmes resteront…
      Bref, vivement cet été qu’on se tape enfin les trois-huits de l’expat-bashing, j’ai trop hâte ! 🙂

  7. Ton billet m’interpelle fortement et je suis tout à fait d’accord avec toi. Je ne me penche pas sur ces sujets polémiques (que j’adore d’ailleurs) car j’ai fait le choix de centrer mon blog sur le tourisme dans mon pays d’accueil et ailleurs. Mais je t’avoue que sur certains sujets que tu évoques, je n’en pense pas moins.
    Moi non plus, je ne sais pas dans quelle(s) catégorie(s) je rentre. Et « mon » Mr Expat, il se situe où, lui ? (tiens, vu que je l’appelle ainsi sur le blog, je vais peut-être me faire bombarder par quelqu’un sans aucun sens de l’humour !)
    Je ne peux pas comprendre pourquoi les gens se permettent de donner un avis sur des vies et des choses dont ils ignorent tout. Les plus marrant c’est que j’ai connu des européens qui sans besoin de quitter la France rentreraient dans chacune des catégories de ta petite liste ! (lesquelles, ils critiquent d’ailleurs…)
    Ce qui m’énerve le plus quand on décide d’aller vivre/travailler ou même glandouiller (on a aussi le droit) à l’étranger, et qu’on parle des nos conditions (financières), soudainement tout le monde a son mot à dire. Mais quand il s’agit de nos problèmes de visa de travail, de regroupement familial, du choix de vivre dans un pays dont le confort recule de 100 ans, des conditions sécuritaires dans lesquelles nous vivons, des gestes du quotidien transformés en défis. Là, plus personne n’a rien à redire. On préfère croire qu’on déménage à l’étranger pour vivre comme un nabab, profiter de la naïveté locale et ne pas payer trop d’impôts dans nos pays riches. Ceci-dit, c’est toujours plus facile de céder aux stéréotypes, et peut-être que ça évite aussi les jalousies infondées.
    Au cours de mon installation au Kenya (un pays dit « pauvre », ce alimente la polémique) il m’a suffit de quelques jours pour comprendre qu’ici je ne suis pas un « colon » mais une aubaine. Pour preuve, en 8 mois, je me suis fait abuser pratiquement par tous les commerçant et artisans sollicités, y compris par mes propres employés (oui, j’ai des employés). Tous les expats des colons, dit-on ? Le seul qui ne nous ait pas encore arnaqué est le jardinier du compound, et je soupçonne que c’est à cause de mon gâteau au chocolat. Tu vois, j’explore encore tous les aspects du transculturel, mais j’ai peut-être enfin trouvé la bonne approche 😉
    Faut que les gens arrêtent de jacasser et de fantasmer, et qu’ils s’intéressent plutôt aux raisons qui font que nous choisissons de vivre loin de nos contrées.
    Vu le succès de ton article, j’attends un billet « spécial femme d’expat » car là aussi, on entend tellement, mais tellement d’inepties… et dis-toi que tout ce qui nous énerve rend créatif !

    • Et bien, je vois que ça fait réagir et cogiter effectivement 😉 Quant au billet sur les femmes d’expat, j’en ai déjà commis un ou deux, je pense que j’ai épuisé le sujet pour le moment (à moins qu’un nouvel incident croquignolet ne relance ma créativité 😉 ).

  8. Zut, j’arrive en cours de route, alors! Je vois que c’est un sujet qui fait toujours autant de polémique. Peux-tu me faire passer le lien de tes publications à ce sujet? Je pars bientôt faire mon petit tour de l’Europe et ça va me faire de la lecture pendant les vacances, wifi permitting 😉

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