J-7, tout s’accélère

J-7, on est déjà à J-7 ! Si je n’avais pas mon agenda sous les yeux je n’y croirais pas.

Enfin j’y croirais quand même un peu parce que quelques indices nous rappellent que le Grand Bond est pour bientôt : nous avons récupérés nos passeports avec les visas (oui, même moi qui vais donc officiellement faire du tourisme en Chine), les cartons envahissent notre chambre et s’amoncèlent jusqu’au plafond (J-5 avant les déménageurs), les liasses de paperasse s’entassent à des degrés de remplissage divers, les enfants sont toujours à cran, MMM et moi dormons plus ou moins bien selon les jours (plutôt moins bien), je recommence à faire des tas de listes dans ma tête de trucs à ne pas oublier, notre agenda se remplit à vitesse grand V de derniers dîners avec famille et amis, notre congélateur se vide de manière inversement proportionnelle, les collègues qui partent en vacances me claquent une dernière bise sur la joue, et ce soir j’ai ma dernière séance avec mon analyste ET mon dernier dîner avec mes meilleures amies pour la vie. Même le moins observateur d’entre nous se rendrait compte qu’on s’approche d’une fin de quelque chose.

Mais tout de même : J-7 ça veut dire que c’est là, c’est bientôt, c’est presque tout de suite que nous partons. Et le calme détaché que nous avions atteint dans l’oeil du cyclone de nos vacances est bel est bien terminé. Nous revoici en pleine agitation, même si on fait mine de rester calmes et dignes (de toute façon, hurler hystériquement au milieu d’une tempête n’a jamais aidé personne alors autant garder son énergie pour autre chose. Remplir les papiers de dédouanement par exemple). A priori nos tentatives d’avoir l’air zen ne sont pas totalement couronnées de succès puisque pas plus tard qu’hier on nous a encore dit : « ah oui, vous avez l’air un peu tendus ». Arrêtez de nous dire ça les gens, arrêtez : par rapport à notre tension interne on a l’air SUPER décontract’ !

Et puis au fond, toutes ces petites appréhensions et autres angoisses sont sans réel fondement. Alors c’est vrai, devoir établir la liste exhaustive des livres, CDs et DVDs que nous emmenons et le nez rivé sur ladite liste les répartir consciencieusement dans deux cartons (vous vous rappelez : un qui part par avion l’autre part bateau) en veillant à ne pas dépasser le nombre d’items maximum autorisé n’est pas ce que j’ai fait de plus exaltant dans ma vie. Ça bride un peu la joyeuse créativité de l’improvisation de dernière minute mais bon, franchement, nous obliger à être un peu obsessionnels ne peut sûrement pas nous faire de mal. Faire le tri de nos effets personnels, retrouver de vieux trucs qui avaient échappé à la dernière séance de don de vêtements, jeter les jouets que les enfants ont martyrisés jusqu’à la corde, voilà qui va donner un petit coup d’énergie (de qi) dans nos armoires. Ça secoue la poussière des vieilles habitudes et des objets qu’on a laissé là depuis le dernier déménagement sans jamais en avoir besoin. On renâcle, on s’angoisse, on n’aime pas ça mais en fait tout cela va nous faire beaucoup de bien, c’est juste qu’on ne s’en rend pas compte ingrats que nous sommes.

Bon, en fait je tourne ça dans tous les sens comme je veux : J’AIME PAS DEMENAGER ! J’aime pas, j’aime pas, j’aime pas. C’est probablement un des effets collatéraux de mes très nombreux déménagements d’enfants d’expat’, ou juste le signe que je suis facilement casanière, mais vraiment c’est plus fort que moi : déménager ça me file des angoisses. Vivement que ce soit terminé.

Aller, une grande inspiration, encore quelques jours de bazar et d’inconfort, un petit tour à Roissy et une fois arrivés là-bas on aura des tas de placards vides pour ranger nos petites affaires. Jusqu’ici tout va bien… Jusqu’ici tout va bien… Jusqu’ici tout va bien…

 

Crédit photo : Taishan Culture et Loisirs.

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