Déménagement : c’est parti !

Il faut se rendre à l’évidence : même s’il s’agit d’un « mini » déménagement en terme de volume de cartons à emmener, le Grand Bond au Milieu nous oblige tout de même à faire un vrai déménagement. Un déménagement avec de vrais cartons, un vrai tri, un vrai bazar à la maison et des vraies angoisses de déménagement. Combinez à ça le fait que je travaille encore cette semaine (mais pourquoi n’ai-je pas gagné à l’Euromillion ?), que nous faisons depuis dix jour une tournée triomphale dans notre famille pour réussir à voir tout le monde (ou presque) avant de partir et que les journées n’ont scandaleusement que 24h et vous aurez une idée de mon état de fraîcheur du moment.

MMM et moi-même ayant un sens du tempo très personnel, nous avons décidé de changer notre canapé en même temps. Sur le moment ça semblait une bonne idée : le nôtre était devenu trop petit et les livreurs allaient nous régler ça en deux coups de cuillère à pot. Sauf que, sauf que les livreurs de canapés sont parfois des êtres délicats. Du coup lorsqu’ils se sont présentés la semaine dernière à l’heure dite, nos délicats livreurs ont jugé notre ascenseur trop petit pour leur tâche (un ascenseur qui doit faire 4 ou 5 m², trop petit, oui). Du coup ils ont fait demi-tour avec notre canapé sous le bras, arguant qu’il leur fallait des amis en renfort pour le passer par l’escalier. Léger contretemps qui nous fait réceptionner notre achat hier à 7h20, à J-4 du départ et J-2 des déménageurs. Et là où c’est devenu drôle c’est que pour pouvoir passer ledit canapé par notre entrée il fallait la débarrasser des bibliothèques qui s’y trouvent et qui enlèvent 30 cm de largeur au passage. C’était exactement ce qui nous manquait : passer notre dimanche soir à vider les bibliothèques, mettre en carton des livres que nous n’allons PAS emmener et déplacer les meubles, pour tout remettre en place le lendemain matin juste avant de partir au travail. Je crois que j’aime bien cette manière que nous avons de nous compliquer la vie, ça me donne l’impression d’avoir encore un peu de réserve d’énergie sous le pied. Et j’aime aussi beaucoup notre nouveau canapé (ouf !).

Sur le front du déménagement, je crois malheureusement pour lui que Beauté Brune a hérité de mon besoin de stabilité et de ma détestation des déménagements. Il a fait l’autre soir une vraie crise de désespoir en constatant que la cabane sous son lit était désormais occupée par les cartons de jouets. Désespoir bruyant porté à son comble lorsque je lui ai dit que les déménageurs passaient mercredi. Il a fallu de longues minutes pour réussir à comprendre le motif de son angoisse (que les déménageurs ne nous rendent jamais les jouets) et à le rassurer sur le fait qu’on les récupèrerait bientôt. Emportée par mon élan, j’ai aussi parlé des magasins de jouets en Chine. Erreur de débutante dans laquelle il s’est tout de suite engouffré : « Je veux tous les Lego City qui existent alors. Enfin sauf ceux qui sont pour les filles ». On peut avoir un énorme chagrin de petit garçon et ne pas perdre le nord. Perturbé par le déménagement oui, mais il lui reste un peu de ressource. D’ailleurs il lui en reste tellement que maintenant dès qu’il pleure et que j’essaie de le consoler il me dit qu’il lui faudrait un autre jouet (pour bien se rappeler la nounou par exemple). Aller, courage Beauté Brune, quand tu auras fait dix ans d’analyse comme ta maman tu n’auras plus besoin de jouets pour supporter les déménagements (mais peut-être que tu écriras des blogs…).

Enfin bonne nouvelle : à l’heure où je vous parle, MMM et moi avons bouclé les derniers cartons et sommes en train de remplir la longue (et redondante) liste des papiers à fournir aux déménageurs, à la douane et à tous ceux qui en voudront pour mettre les bons tampons aux bons endroits sur nos cartons. J-3 du Grand Bond. Tic tac tic tac tic tac…

 

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4 Comments

  1. Chère NM (narratrice masquée – car vous ne vous êtes pas donné de petit nom dans votre blog),

    Je vous sens comme un regain d’énergie face à la gigantesque embrouille de ce déplacement : l’impulsion des derniers mêtres lorsqu’on sait enfin que l’on va réussir et je soupire d’aise d’avance avec vous, car j’ai une empathie d’enfer et me voilà toute essoufflée par vos aventures. Mais quels délices après ! Quatre aventuriers en terre étrangère et autant de réactions face aux saveurs, sons, sourires, rues, rencontres, codes à décoder et vite des amis français pour se rassurer et après des amis chinois. Je penserai très fort à votre quatuor toute la journée du 22.
    très amicalement, Monique

    • Chère Monique,

      Merci de lire un regain d’énergie là où nous ne ressentons qu’un immense épuisement :o) H-24, on n’a jamais été aussi prêts et proches !

      La Narratrice Masquée (qui signe quand même Tara B. :o))

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