Plonger à l’Aquarium Océanographique de Shanghai

Ahhhh ha ha ha ha ha ha haaaaaaaa ! Il nous fallait laver l’affront de notre échec du week-end dernier, réparer l’intolérable déception de Beauté Brune et découvrir enfin le grand Aquarium de Shanghai. Veni, vidi, vici : fallait pas nous énerver, voilà qui est fait et Beauté Brune a retrouvé le sourire.

Nous partîmes donc quatre – mais cette fois de bon matin – et par un minuscule renfort nous nous vîmes à peine cinquante en arrivant au port. Et une queue de cinquante personnes, franchement, même pas peur ! D’autant que nous avons opté pour une carte familiale annuelle qui s’achète à un autre guichet et que nous avons donc évité la queue (mais pas un peu de paperasse à remplir). Quelques minutes pour le formulaire et nous faire prendre en photo pour la carte et hop, c’était parti pour la visite avec deux gremlins tout excités (enfin surtout le grand).

Direction le grand escalator pour monter dans la première salle, un peu étonnante : quelques bassins avec des poissons disparates et quelques caïmans chinois, une lumière très blanche type néons et une décoration de vagues dorées et de carpes chinoises sur les murs. C’est grand, c’est chinois, c’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais. A la deuxième salle, j’ai l’impression de m’être trompée et d’avoir fait un saut spatio-temporel dans une expo universelle. Je rentre dans une reconstitution de jungle mexicaine (avec faux arbre, fausses lianes et fausses sculptures aztèco-incas). Et le plus étrange c’est que c’est plutôt chouette de voir ces poissons d’amérique latine dans cette salle exotico-kitsch, il manque juste quelques piranhas et une pirogue et on s’y croirait. De l’amérique latine et ses énormes poissons de rivière (vraiment énormes !) on passe ensuite à l’Australie et à d’autres poissons totalement inconnus et jamais vu ailleurs.

Le changement de niveau lui-même vaut le voyage : il se fait par un escalator qui traverse un grand aquarium. L’escalator le plus spectaculaire que j’ai emprunté jusqu’ici ! Une longue successions de salles et de bassins, avec des reconstitutions de décors naturels plus ou moins réussis, nous a fait découvrir des espèces dont je ne soupçonnais pas l’existence : tortue à nez de cochon, poisson-scie d’eau douce, requin siamois albinos, poissons-tuyaux ou méduse « homme d’arme portugais » (appelée ainsi d’après les panneaux explicatifs à cause de sa forme de bonnet de lama tibétain. J’ai probablement dû rater un saut logique dans l’explication…). Et j’en ai sûrement manqué la moitié avec un Beauté Blonde couinant à chaque tentative de le poser au sol (et oui, encore des photos prises d’une seule main, c’est en passe de devenir ma marque de fabrique).

Après l’immense et magnifique salle dédiée aux méduses, après les bassins des manchots et des phoques et un grand bassin de raies (dont une avec un étrange nez écrasé qui doit trop souvent se cogner dans la vitre) on arrive à la pièce maîtresse de l’aquarium de Shanghai : le tunnel de 150 m qui passe au travers de plusieurs bassins et nous immerge dans l’univers marin. Mention spéciale pour le long bassin des requins et des raies, passant nonchalamment au dessus de nos têtes toutes dents dehors. J’y serais bien resté quinze ou vingt minutes de plus si Beauté Blonde n’avait pas eu à ce moment là une folle envie de slalomer à toute vitesse entre les visiteurs. Il n’est pas encore très sensible à la grâce des requins, peut-être est-il plus grimpeur que plongeur dans l’âme (tout le contraire de son grand frère donc). Mais peu importe puisqu’avec notre pass annuel, we will be back

A la sortie j’avais tout de même des sentiments partagés. Cet aquarium présente à la fois des éléments superbes (le tunnel de 150 m, la salle des méduses, l’escalator immergé) et intéressants (beaucoup d’espèces jamais vues ailleurs), mais aussi beaucoup de bassins trop petits pour les animaux qu’ils accueillent (les phoques, le poisson-scie ou les requins doivent se sentir vraiment à l’étroit) et quelques mises en scènes ou décorations un peu vieillottes qui étonnent d’un aquarium ouvert il y a tout juste dix ans. Mais je suis une fille difficile et je crois qu’il souffre surtout de la comparaison avec les aquarium de La Rochelle et d’Osaka qui sont à ce jour les deux plus beaux que j’ai jamais visités. Et qui présentent tous les deux d’immenses bassins ou les grands poissons peuvent évoluer dans un environnement aussi proche du naturel que possible, ce qui manque vraiment à Shanghai.

Bon, l’aquarium de Shanghai c’est fait, et maintenant la question est : qu’est-ce qu’on visite demain ?

 

 

Site de l’aquarium de Shanghai : www.sh-soa.com

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